L’église Saint Georges

L’église Saint-Georges, chef d’œuvre de l’art sacré

De la petite chapelle construite à Urschenheim vers la fin du 12° siècle, il ne reste que la tour dont le rez-de-chaussée servait de chœur. L’église que nous connaissons est construite en 1836.

Le clocher se trouve classé aux monuments historiques depuis 1895. Il est orné de peintures murales qui remontent au moyen-âge. Elles doivent faire l’objet d’une prochaine restauration.

En 1951, l’abbé Vetter fit appel à Léon Zack, artiste moderniste, pour la restauration de l’église consécutive aux dommages de guerre. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans tous les ouvrages d’art sacré et font l’objet de nombreuses visites On peut admirer une toile abstraite dans le chœur sur le thème de la résurrection, les stèles en grès dans la nef représentant Ste Odile et St Arbogast, l’antependium de l’autel et les vitraux qui rayonnent une symphonie de lumière dans l’église.

église urschenheim

Le tableau de l’Ascension

Toile (support) : peinture à l’huile, marouflé
Description Toile de jute collée à même le mur courbe du chœur, recouverte d’une pâte étalée au couteau.
Dimensions h = 350 ; la = 285
Iconographie Ascension

Au centre, la figure stylisée du Christ en ascension entouré de deux figures d’anges. Chaque personnage est formé d’aplats rectangulaires verticaux suggérant une silhouette, rouge et blanc jaune doré pour le Christ, bleu et rouge entrecoupé de mauve pour les anges ; ces figures sont en quelque sorte anthropomorphisées par des triangles opposés formant les têtes, qui s’inscrivent dans le cercle des nimbes ; un demi-cercle forme les bras tout en contribuant au mouvement ascendant des personnages. Ces trois silhouettes se détachent sur un fond violacé, structuré de touches rouges et bleues.

Les vitraux

L’Antependium

Coton : tissé
Il est composé de 3 panneaux tissés dans les tons violet et lilas sur fond beige, avec une bordure inférieure violette.
Couleurs choisies en rappel des vitraux du chœur.
Dimensions h = 103 ; la = 52,4
Iconographie alpha et oméga ; croix
Précision représentation sur la face et au centre figurent l’alpha, l’oméga et une croix, de part et d’autre de variations verticales et horizontales sur le thème de la clé.

Les stèles

Saint Arbogast de Strasbourg et Sainte Odile
Sculpture
Matériaux grès : gravé au trait
Description Stèle en grès gravé au trait. La technique est simple, les lignes et les courbes parfaites résultant d’une multitude de frappes du ciseau du sculpteur et contribuent à faire vibrer les effigies. Un léger scellement postérieur, réversible est destiné à éviter sa chute.
Dimensions h = 280 ; la = 119 ; pr = 24.

Saint Arbogast est figuré en pied, vêtu en évêque et, gravé sur toute la hauteur de la stèle, réminiscence évidente des dalles funéraires médiévales. Dans cette oeuvre stylisée, Zack combine la ligne et la courbe ; celle-ci prédomine dans le nimbe, la crosse épiscopale et la chasuble, laquelle structure toute la silhouette à partir d’une forme trapézoïdale. A droite du saint, une croix avec inscriptions. Inscriptions (gravées, latin allemand sur l’ oeuvre) : (CHRIST) US / ARBOGA / STUS (autour de la croix, à droite du saint). CHRISTUS IN EUCH / DIE HOFFNUNG / AUF HERRLICHKEIT (à hauteur de la tête du saint).

Sainte Odile est figurée en pied, vêtue en abbesse, et gravée sur toute la hauteur de la stèle, réminiscence évidente des dalles funéraires médiévales. Dans cette oeuvre stylisé, Zack combine la ligne et la courbe, à partir d’un tracé de base triangulaire qui traduit l’essence féminine du personnage. Les lignes droites partent de la tête et se déploient en obliques vers le bas, tandis que les courbes se répartissent sur le nimbe, la crosse abbatiale, le voile, le manteau et les bras stylisés dont l’ un tient la crosse et l’autre un livre orné d’ une bougie. A gauche de l’effigie, une croix avec inscriptions.